Une lecture et une émission radio

Deux ressources que je souhaite partager avec vous, avant même d’avoir fini d’écouter la première et de lire la seconde. Si j’ai des choses à en dire, je mettrai à jour ce billet plus tard (=nouvelle méthode anti-procrastination ;-) ).

Le numéro du 08 mai 2011 de la toujours très intéressante émission Place de la toile était en partie consacré à la philosophie des jeux vidéo, vous pouvez la réécouter sur
http://www.franceculture.com/emission-place-de-la-toile-philosophie-des-jeux-video-bill-2011-05-08.html

Mathieu TriclotNous ne parlons pas assez de jeux vidéo dans Place de la toile. Bien sûr c’est une question qu’on a évoquée de loin en loin, avec les « serious games », ou avec le psychologue Yann Leroux plus récemment. Une raison qui devrait nous inciter à prêter plus d’attention aux jeux, cela pourrait être le simple fait qu’ils sont depuis quelques années, le premier bien culturel vendu en France. Mais, cela pourrait être aussi de rendre compte de cette expérience propre qui est celle du jeu face à l’écran. Une expérience qui est trop souvent analysée sous l’angle de l’addiction, du danger. Faire une ontologie de cette expérience ludique, en quoi elle est spécifique et se distingue des autres expériences ludiques, comprendre ce qui est philosophiquement à l’œuvre dans le fait de jouer aux jeux vidéo, c’est le projet d’un passionnant livre qui va paraître prochainement (le 26 mai) aux éditions Zones, “Philosophie des jeux vidéo”.
Avec Mathieu Triclot, maître de conférences en philosophie des sciences à l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard.


Bibliothèque Louise Michel, Paris

Ensuite, le mémoire Master 2 d’Hélène Dres sur Le jeu et la bibliothèque est téléchargeable sur http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/notice-49083. Au menu :

INTRODUCTION . 6

1- MÉTHODOLOGIE ET CONTEXTUALISATION DE L’ÉTUDE . 12

1.1.Méthodologie de l’étude . 12
1.1.1 Mise en place et conditions pratiques 13
1.1.1.1 L’observation directe 13
1.1.1.2 Le recueil de données 15
1.1.1.2 La grille d’analyse . 16
1.1.2 Mode opératoire pour chaque établissement . 18
1.1.1.1 Viroflay 18
1.1.1.2 Bonneuil-sur-Marne 18
1.1.1.2 Alfortville . 18
1.1.1.2 Issy-Les-Moulineaux 19

1.2. Problèmes rencontrés 19
1.2.1. Sujet . 19
1.2.2. Méthodologie 20
1.2.3. Déroulement de l’enquête . 21

1.3. Contextualisation de l’étude . 21
1.3.1 Viroflay . 22
1.3.2 Bonneuil-sur-Marne . 29
1.3.3 Alfortville . 37
1.3.4 Issy-les-Moulineaux . 44

2 - OFFRIR DU JEU EN BIBLIOTHÈQUE ? . 52

2.1 Apparition du jeu : historique 52
2.1.1 Présentation comparée des établissements étudiés . 52
2.1.1.1 Projet et création 52
2.1.1.2 Espaces . 53
2.1.1.3 Horaires . 54
2.1.2 Apparition du jeu 55
2.1.2.1 Au préalable dans les ludothèques 55
2.1.2.2 Une difficile reconnaissance 57
2.1.2.3 Deux institutions à première vue antithétiques . .58
2.1.2.3.1 Conception et histoire . .58
2.1.2.3.2 Le public . 59
2.1.2.3.3 Activités et objectifs . 59
2.1.2.3.4 Similitudes et oppositions : culture légitime et culture ludique . .61

2.2 Typologie du jeu : entre divertissement et jeu « sérieux » 64
2.2.1 Classification des jeux en ludothèque . 64
2.2.2 Typologie du jeu généraliste 66
2.2.2.1 Jeux de stratégie . 68
2.2.2.1.1 Jeux de société de stratégie, de réflexion ou de déduction .69
2.2.2.1.2 Les jeux de hasard pur ou raisonné .69
2.2.2.1.3 Les casse-têtes .69
2.2.2.1.4 Les jeux à thèmes . .69
2.2.2.1.5 Les jeux vidéo de stratégie et de gestion .69
2.2.2.2 Jeux d’action . 70
2.2.2.2.1 Les jeux d’adresse . .70
2.2.2.2.2 Les jeux vidéo d’action et d’aventure . .70
2.2.2.2.3 Les jeux de combat .70
2.2.2.2.4 Les jeux de guerre ou « wargame » . 71
2.2.2.2.5 Les jeux vidéo d’infiltration . .71
2.2.2.2.6 Les jeux vidéo de simulation de réalité . .71
2.2.2.2.7 Les jeux de cartes à collectionner .72
2.2.2.3 Jeux narratifs 72
2.2.2.3.1 Les jeux de simulation-fiction .72
2.2.2.3.2 Les jeux de rôle vidéo . .72
2.2.2.3.3 Les livres jeux ou fictions interactives . .73
2.2.2.3.4 Les jeux en ligne massivement multijoueurs . .73
2.2.2.4 Jeux sociaux 73
2.2.2.4.1 Le jeu d’ambiance ou jeu vidéo de société . .74
2.2.2.4.2 Les jeux de plates-formes .74
2.2.2.5 Jeux de connaissance et de culture . 74
2.2.2.5.1 Les jeux de connaissance, de lettres ou linguistiques . 75
2.2.2.5.2 Les jeux de construction ou pédagogiques .75
2.2.2.5.3 Les jeux mathématiques . .75
2.2.2.5.4 Le « serious game » . .75
2.2.2.6 Des supports particuliers de jeu . 77
2.2.2.6.1 Jeux par correspondance / mail . .77
2.2.2.6.2 Les jeux en ligne simples .78

2.3 Une intégration limitée en bibliothèque 79
2.3.1 Collections, services liés au jeu et conditions d’accès . 79
2.3.2 Animations . 81
2.3.3 Partenariats 82
2.3.4 Personnel dédié au jeu . 83
2.3.5 Communication liée au jeu 83
2.3.6 Quelle intégration ? Quelle place donnée au jeu ? . 90

3 - JOUER À LA BIBLIOTHÈQUE ? 93

3.1 Le « cadre ludique » . 93
3.1.1 Construction d’un cadre ludique en ludothèque . 94
3.1.2 Quel cadre « ludique » en bibliothèque ? . 97
3.1.3 Le personnel, élément déterminant du cadre ludique . 100
3.1.3.1 Le personnel en ludothèque : trois rôles identifiés 100
3.1.3.2 Le personnel en bibliothèque : une attitude plus distanciée 102

3.2 Les situations de jeu 103
3.2.1 Public identifié dans les situations de jeu . 103
3.2.1.1 En ludothèque, un public surtout enfant . 103
3.2.1.2 En bibliothèque, un public plus diversifié 104
3.2.2 Expériences de jeu et comportement des usagers
entre « joueurs », spectateurs et usagers . 105
3.2.2.1 Les « aires de jeu », des expériences individuelles et collectives . 105
3.2.2.2 Les jeux de société, des pratiques collectives 107
3.2.2.3 Les jeux vidéo, d’une pratique solitaire à une pratique collective . 108
3.2.3 Implications et investissement du lieu . 110
3.2.3.1 Une réappropriation de la bibliothèque : de nouveaux comportements 110
3.2.3.2 Atmosphère générale et impacts de l’intégration du jeu 112

3.3 Redéfinition de la bibliothèque . 114
3.3.1 D’une culture élitiste à une culture plurielle . 116
3.3.2 Un élargissement des missions de la bibliothèque : un rôle social 118
3.3.3 La bibliothèque : entre marketing et réel changement 119
3.3.4 Bibliothécaire, une profession protéiforme 121

CONCLUSION 124
BIBLIOGRAPHIE 126
ANNEXES 136

Bonne écoute, bonne lecture !
PS : Si vous cherchez d’autres ressources, consultez les archives de la catégories “Références”.









Recensement bibliothèques & jeux vidéo

Bonne nouvelle! Le groupe Bibliothèques Hybrides de l’ABF et trois étudiantes de l’IUT Métiers du livre de Bordeaux 3 (Marina Bereau, Marion Lange et Noémie Piau) vont aider à recenser les bibliothèques où les jeux vidéo sont présents.

Vous pouvez les y aider en remplissant ce formulaire en ligne. Les données recensées viendront ensuite compléter la carte des jeux vidéo en bibliothèque de jvbib. L’objectif est d’avoir une meilleure visibilité sur le nombre de structures ayant déjà du jeu et sur ce qu’elles en font.

Si votre établissement n’a pas de jeux vidéo mais que vous comptez en proposer prochainement, vous pouvez envoyer un mail à bereau.marina@gmail.combereau.marina@gmail.com en décrivant succinctement votre projet.









Journée Jeux vidéo et bibliothèques par l’ABF PACA à Marseille

Jeudi 10 mars - Bibliothèque de l’Alcazar (BMVR de Marseille) – 58 cours Belsunce– 13001 Marseille- Tél.: 04 91 55 90 00

9h15 – 9h45 : Accueil et introduction de la journée par Franck Queyraud, vice-président du groupe ABF PACA et membre du groupe des Hybrides

9h45 - 10h30 : « Créer du lien et développer des facultés cognitives avec les jeux vidéo » par Michael Stora, psychanalyste, spécialiste des questions liées aux jeux vidéo de l’OMNSH (Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines)

10h30 – 11h15 : « La figure du héros à l’heure du virtuel » par Manuela de Barros, Maître de conférences à l’Université Paris-VIII

11h15 - 12h00 : Philippe Dubois, ingénieur et président de l’association MO5.com

12h00 - 12h30 : Questions de la salle

Déjeuner libre

13h30 – 14h30 : Visite de l’exposition Game Hero par Isabelle Arvers et Julien Archéoptérix

14h30-15h : « Le jeu vidéo, c’est quoi ? » par Walid Hanna, animateur multimédia à la bibliothèque du Taillan-Médoc, ex-game designer chez Kalisto Entertainement.

15h-15h30 : « Pédagogie et jeux vidéo, retour d’expériences menées en tant qu’animateur multimédia (conception de tournois de jeux) » par Emmanuel Mayoud Animateur multimédia puis coordinateur d’un réseau d’Espaces Publics Numériques

15h30-16h : « Retours d’expériences d’ateliers d’écriture de films avec des jeux vidéo » par Isabelle Arvers, auteur, critique et commissaire de l’exposition Game Hero.

16h-16h15 : Échange avec la salle

16h15-16h30 : Synthèse et clôture de la journée par Franck Queyraud et Isabelle Arvers
…………………………………………………………………………………………………

Inscription gratuite avant le 1er mars auprès de virginie.chaigne@gmail.comvirginie.chaigne@gmail.com (indiquez vos nom/prénom, n° d’adhérent abf si vous l’êtes ).

(via)









Hybridation entre bibliothèque-3ème-lieu et opac-réseau-social (Gunpei Yokoi, sors de ce corps!)

Je ne le fais pas souvent sur jvbib, mais voici un billet moins jeux vidéo et plus bibliothèque (que je vais quand même parsemer de quelques références videoludiques, n’ayez crainte amis gamers vous pouvez rester ;-) ), dans lequel je vais proposer une petite partie de réponse à la question que je posais il y a quelque temps : qu’attendons-nous aujourd’hui d’un site de bibliothèque?

Une bibliothèque = un lieu

J’ai conclu le billet précédent sur l’heure du conte interactif en parlant de l’animation jeu vidéo comme d’un outil pouvant faire se rencontrer vos usagers, un outil de sociabilité.

Ça me fait une transition avec aujourd’hui car nous allons continuer de parler sociabilité avec l’idée de bibliothèque comme troisième lieu. C’est à dire cet endroit où vous allez après le boulot, avant de rentrer chez vous (les 2 autres lieux). Vous me dites cet endroit c’est le bar du coin? Ça peut être ça en effet : un lieu de sociabilité. À titre perso, j’adorerais avoir une bibliothèque qui puisse jouer ce rôle.

Il suffirait de pas grand chose. Un espace aménagé avec terrasse chauffée, café, vestiaire ou consigne pour commencer. Eh oui, car si on veut faire un lieu accueillant, il faut faire en sorte qu’on ait envie d’y rester, non? Ça passe par de la décoration, un aménagement de l’espace, des services liés au confort… Voilà, maintenant, à supposer que ça y est, vous avez fait tout ça, aménagé la bibliothèque de façon très confortable, il y a des fauteuils moelleux, un vestiaire, des boissons, ajoutez-ici-vos-idées. C’est là que l’avocat du diable vous demande pourquoi les gens n’iraient pas plutôt dans un vrai café plutôt qu’ici? C’est que, cher avocat, les bibliothèques peuvent proposer une expérience bien plus intéressante, je continue mon blabla vous allez voir.

Une bibliothèque = des collections

Donc qu’est-ce qui ferait tout l’intérêt d’une bibliothèque par rapport à un simple troquet? Hmmm? Quelle en serait l’indéniable spécificité, la différence imbattable? De rares et délicieuses bières tchèques? Un plat du jour moins cher? Des serveuses à chignon? Le prêt de hamburgers? Perdu. Je pense aux collections! Les collections d’une bibliothèque c’est une richesse infinie, des relations par milliers, des liens, des connexions sans fin. Et utiliser ces collections et les liens entre les œuvres pour mettre les usagers en relation les uns avec les autres, voilà notre atout. Je vais m’expliquer.

Une bibliothèque = des usagers & des liens

Prenez le site senscritique par exemple, ou babelio pour les livres. Ce sont des réseaux sociaux basés sur des œuvres autour desquelles les membres échangent et entrent en relation. C’est de sites comme ceux là dont nous devrions nous inspirer pour améliorer nos opacs.

Vous me direz, quel intérêt que la bibliothèque fasse cela alors que d’autres sites le font? Eh bien l’intérêt c’est que votre bibliothèque, c’est plus qu’un catalogue, c’est plus qu’un site internet, c’est aussi… vous vous souvenez? Oui, un… lieu! Un lieu physique dans lequel vos usagers viennent et se croisent, se rencontrent irl! C’est pour ça qu’en début de billet j’évoquais aussi l’importance de soigner le lieu.

Cela nécessiterait qu’en plus de décrire nos collections, nos sites de bibliothèques donnent aux usagers la possibilité d’y être visibles, d’y avoir une présence en ligne. Que chaque usager puisse se créer un profil personnel et choisir ce qu’il rend public ou non. On peut imaginer utiliser des fonctions qui n’ont rien de révolutionnaires car on les connait déjà depuis des années sur internet mais qui, au sein d’un catalogue de bibliothèque, pourraient faire toute la différence (oui j’ai assimilé la leçon de Gunpei Yokoi : la pensée latérale des technologies désuètes ;-) ).

Gunpei Yokoi
“Bibliothécaires, mes dix doigts à couper que vous pouvez obtenir un
service de grande qualité, considéré comme innovant, en
utilisant des technologies internet pourtant déjà
très communes et répandues”.
(la fameuse pensée latérale des technologies désuètes *)

Je me souviens d’un fournisseur d’opac qui nous présentait la possibilité pour les usagers de rédiger des avis sous les documents. Très bien. Sauf que le nom des usagers ayant signé les critiques n’était pas cliquable… Relié à rien! Même pas possible d’avoir la liste des autres critiques de cet usager, impossible d’en savoir plus sur lui, de le contacter. Seule utilité : se faire un meilleur avis sur le doc en lisant les critiques des autres. Pour aller plus loin, il suffirait de pouvoir cliquer sur le nom de l’usager et atterrir sur son profil public. Et là on passe d’un catalogue vaguement amélioré dans la description des notices à un outil de sociabilité.

Ensuite, on pourrait avoir une fonction de listes. Chacun pourrait créer des listes thématiques de documents. Des exemples évidents seraient des listes “j’ai aimé” , “mon top 10 films” , “j’aimerais les emprunter” , etc. Les listes “j’aimerais les emprunter” pourraient d’ailleurs prévenir les usagers que tel doc vient d’être rendu, ou alors qu’il peut le réserver et que darkKevin73 vient de le mettre dans sa liste publique “gtrokifé” (oui ça fait parfois peur hein quand on donne le clavier aux usagers, eh bien habituez-vous à ça, la réalité telle qu’elle est pas telle qu’on la fantasme). Mais aussi permettre aux usagers de créer toute sorte de listes et de les rendre publiques. Accepter que les usagers s’emparent de l’outil, c’est une des clefs du succès sur le web. Par exemple sur senscritique, un membre a créé une liste “les meilleurs films de Daniel Auteuil”. Vous rirez bien (ou pas) en la consultant puisqu’elle est vide. Ce détournement de l’usage fait pourtant sens puisque sous cette liste vide et moqueuse, une discussion s’engage entre différents membres. Sociabilité, création de liens, mise en relation.

Petite aparté à propos des listes “j’ai aimé”. Grâce à elles on pourrait obtenir un peut-être meilleur service que le fameux “ceux qui ont emprunté ceci ont emprunté cela”. Car on pourrait repérer dans les listes “j’ai aimé” les documents qui reviennent et proposer un “ceux qui ont aimé ceci ont aimé cela”. Ce qui est sans doute plus intéressant que de se baser uniquement sur des emprunts dont on ne sait pas s’ils ont été appréciés.
Je sais bien que ces systèmes de recommandations fonctionnent mieux lorsqu’une masse critique est atteinte, ce qui ne sera sans doute pas le cas dans une petite bibliothèque avec peu d’usagers et c’est pourquoi il faudrait imaginer un système, un standard d’échange pour que toutes les bibliothèques mettent en commun leurs données pour lancer ce type de calculs sur un gros volume de données. Chère BPI, si tu me lis, je t’embrasse et pense très fort à toi :-)
Toujours sur cette idée des recommandations “j’ai aimé”, on pourrait encore en améliorer la qualité en permettant aux usagers de créer un lien direct entre deux documents. Par exemple l’usager toto27, qui a joué à Deus Ex, nous indique que ça lui a fait penser à Neuromancien et recommande donc l’un à ceux qui ont aimé l’autre.


Mettre les usagers en relation les uns avec les autres (source)

Bon j’ai un peu digressé dans le dernier paragraphe sur l’utilisation des listes pour recommander des documents car enfin, le sujet de ce billet c’est qu’on peut les utiliser comme outil de sociabilité : un algorithme pourrait tout bêtement proposer aux usagers de les mettre en relation avec d’autres usagers correspondant à leur profil par exemple. Bibliothécaires et fournisseurs d’opacs : allons plus loin qu’intégrer dans notre prochain catalogue des fonctions aussi excitantes que des photos des couvertures des documents, les coups de cœurs des bibliothécaires, ou même la recherche par rebond sur google (que certains fournisseurs vendent comme de la recherche fédérée, ahah). Proposons un lieu où les collections sont autant d’occasions de rencontres. Vous voyez rien d’incroyable rien de fou puisque cela passe par l’utilisation de ce qui se fait déjà sur différents sites depuis longtemps.

Une bibliothèque = un réseau social

Un réseau social local mettant en relation les personnes autour des collections de la bibliothèque. Voilà ce que je veux voir dans un opac.
L’intérêt par rapport à des sites de réseaux sociaux qui ne sont pas appuyés par une bibliothèque, le plus, c’est le local. Sur des réseaux sociaux, oui je peux déjà voir que Momolabamba semble s’intéresser comme moi aux disques d’Aphex Twin. Très bien, mais je ne connais rien de Momo, et je ne vais pas juste lui écrire pour cela. En revanche, les usagers d’une bibliothèque, je sais déjà qu’ils habitent pas loin de chez moi, et que potentiellement je pourrais les croiser ici même. Ça donne un peu plus d’intérêt.
On ajoute bien sûr une messagerie interne ou du moins un dispositif permettant aux usagers de s’écrire (sans forcément dévoiler leur mail à tout le monde), et c’est parti, on l’a notre bibliothèque 3ème lieu. Rien qu’avec des technologies déjà vues sur le net depuis des années, un peu de déco, des fauteuils et du café.

Pour finir, au delà du terme à la mode de 3ème lieu, l’idée même d’une bibliothèque qui permet de se rencontrer, ce n’est bien sûr pas nouveau. Quel usager n’a jamais regardé discrètement ce que cette charmante personne feuilletait, des fois que ça ferait une entrée en matière pour discuter? Hmmm? N’avez-vous jamais discuté en bibliothèque avec quelqu’un empruntant l’un de vos disques favoris? Mais oui, la bibliothèque est depuis longtemps un lieu de rencontres. Nous pouvons utiliser notre catalogue en ligne pour poursuivre cette tradition.

Et je laisse McCracken (non, pas Zak) conclure : la bibliothèque peut vous faire tomber en amour !

* Bonus : tiré de la biographie de Gunpei Yokoi - isbn 978-2-918272-18-2, cet extrait pour expliquer la fameuse pensée latérale :









Bad End! This is not a true ending!

Try again!




794point8
(Petite bibliothèque vidéoludique)