Présentez le patrimoine vidéoludique en bibliothèque grâce aux éditions Pix’n Love!
Par Laurent JV/culture, JV et BIB

Bibliothécaires, il faut que vous achetiez les livres des éditions pix’n love pour vos bibliothèques. Je ne connais pas meilleur moyen de faire découvrir à tous l’histoire du jeu vidéo. En plus, ils vendent des livres, oui, des livres! Bon d’accord, pleins d’images, mais quand même, de vrais livres, en papier - ok, glacé, mais bon, qui sentent bon! Voilà, ça vous a convaincu ou je continue? Bon d’accord.

Ils ont par exemple édité le volume 1 de “la bible PC Engine”. Kézako? Eh bien précisément vous le saurez en lisant la bible! La PC Engine fut une console japonaise sortie à la fin des années 1980 et très bien garnie en jeux de qualité.

Je me souviens que dans les magazines de l’époque, les photos des jeux de cette console étaient souvent colorés et fins. Et les critiques semblaient n’avoir pour elle que des éloges, pour l’animation fluide, les effets sonores et la maniabilité des jeux.

Aujourd’hui grâce à la bible pix’n love, il est possible d’avoir un regard rétrospectif et de découvrir énormément de choses sur cette petite console et ses jeux. On trouve mille anecdotes et détails sur l’histoire de la machine, des sociétés l’ayant inventée, des créateurs de jeux, et surtout l’intégralité du catalogue des jeux sortis au format carte mémoire, tous assortis de captures d’écrans et d’une petite critique.

Bref, c’est un rêve du passé qui devient réalité que de feuilleter ce bouquin avec à portée de main la collection des jeux pc engine!
Une amie cet été me demandait s’il était livré avec un dvd contenant tous les jeux. Ce serait l’idéal, c’est vrai. Mais imaginez le boulot pour contacter les ayants droits et obtenir les autorisations! Déjà il faut déterminer qui détient les droits d’un jeu, et puis ensuite ce sont parfois des sociétés qui ont disparues, on en arrive vite à des situations qui sont celles des oeuvres orphelines. Alors non, le livre n’est pas fourni avec les jeux. Et comme vous le savez, les vieux jeux sont très rarement réédités.
Heureusement, on les trouve dans toute bonne médiathèque! Hum… Bon, désolé. Dans le futur, peut-être? En attendant, bien sûr c’est plutôt les brocantes ou l’internet et des sites à pavillon noir qu’il vous faudra fréquenter pour trouver facilement des exemplaires numérisés de ces vieux jeux à utiliser en émulation… Quand je vous dis que les bibliothèques devraient proposer tout ce patrimoine, c’est bien ce qu’on fait pour les autres supports de culture, et le jeu en est un ! Et puis, numériser ce n’est pas préserver, l’émulation ce n’est pas le support d’origine donc on a vraiment un rôle à jouer, là !

Mais revenons à la bible pc Engine, qui fut pour moi source de découvertes réjouissantes comme par exemple Zipang, un jeu très sympathique qui fait penser à Solomon’s Key :



ou encore l’extraordinaire Final Match Tennis, qui reste encore aujourd’hui l’une des meilleures simulations de Tennis!


Ne riez pas, je ne suis pas fou (comme disait l’autre la seule différence entre moi et un fou, c’est que je ne le suis pas!), certes les graphismes sont simplistes mais le gameplay, mes amis, le gameplay! Il reproduit vraiment bien les sensations qu’on peut éprouver en jouant au tennis pour de vrai. Ne serait-ce qu’en ce sens qu’il est très facile dans Final Match Tennis de mettre la balle dehors. C’est vraiment l’inverse d’un jeu comme Virtua Tennis 2009 qui est plutôt … barbant. Dans FMT, votre placement par rapport à la balle est très important et il est courant d’assister à des échanges spectaculaires où il faut vraiment lutter pour relancer et aligner des passing shots. Mais je m’arrête là car, si vous voulez en savoir plus sur Final Match Tennis, devinez-quoi? Eh oui! C’est encore aux éditions pix’n love qu’il faut faire appel. Dans le mook (contraction de book et magazine, c’est périodique mais ça a aussi un isbn) Pix’n Love numéro 5, tout un dossier est consacré à Final Match Tennis, dont un entretien avec son concepteur Ryôji Amano.

Et je ne vous parle pas du reste du catalogue pix’n love : l’histoire de Nintendo, les cahiers des jeux vidéo, la traduction de Japan Arcade Mania, la réédition de la Saga des jeux vidéo de Daniel Ichbiah, allez-vous même vous faire une idée, moi je vois bien que tout cela respire la passion, les anecdotes inédites, le travail de recherche, la précision, la volonté de partager un enthousiasme sincère et de transmettre des connaissances pointues au plus grand nombre. Présenter le patrimoine vidéoludique en bibliothèque, ça peut commencer par acquérir les ouvrages Pix’n Love !

Tiens, d’ailleurs, CONCOURS ! La première bibliothèque à acquérir au moins cinq bouquins pix’n love, je lui offre un exemplaire du livre Japan Arcade Mania. Vous m’envoyez la photo des bouquins dans votre bibliothèque et hop, c’est gagné, je mets ma cape et mes collants de généreux donateur et mon exemplaire (je l’ai en double car acheté puis gagné chez gameradio) est pour vous !

PS : et la première bibliothèque à acquérir l’intégralité des jeux PC Engine, je garde ma cape et mes collants, et je lui offre de déménager et bosser pour elle illico presto! ;-)


rss 3 comments
  1. Feenalia
    Lundi 17 août 2009 @ 9h35 | #1

    Merci beaucoup pour cette découverte des éditions Pix’n Love ! Et merci surtout pour ce blog :)

  2. Lundi 17 août 2009 @ 10h26 | #2

    Bonne initiative de promouvoir les publications de Pix’n Love, qui réalisent un bon travail de mise en lumière du retrogaming.

    Je plussoie l’excellence de Final Match Tennis, qui n’a effectivement, du point de vue du plaisir de jeu, pas beaucoup à envier au simulations actuelles, et en à même à revendre.

    Quant à l’idée de retrouver les jeux originaux dans des médiathèques, je signe tout de suite, mais on en est encore loin : un important travail “d’évangélisation” auprès du grand public nous attend…

  3. Habib L
    Samedi 26 septembre 2009 @ 16h48 | #3

    Pix’n Love fait baver tout bibliogeek qui se respecte mais quand on voit la difficulté pour les avoir en bibliothèque…

    Demander une lettre aux fournisseurs stipulant leur incapacité (notoire ? inutile de me torturer, je ne balancerai pas bibliotheca ou decitre) à livrer pour éventuellement obtenir de les acheter hors marché à condition d’avoir eu une argumentation convaincante sur l’intérêt de ces livres auprès de responsables pas forcément convaincu de base ;o)

    Comme dirait le monsieur de la pub Maaf :
    “je l’aurai un jour, je l’aurai…”

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(Petite bibliothèque vidéoludique)